Journal de bord – Thaïlande

JOURS 0 et 1 :

 

Rendez-vous à l’aéroport Charles-de-Gaulle avec le représentant UCPA pour récupérer nos billets d’avion et faire connaissance avec les autres participants. Après avoir passé les portiques de sécurité (scan des passeports et de nos empreintes digitales), nous embarquons à bord de l’Airbus de la compagnie Jet Airways. 2 repas (poulet légumes et wrap poulet – attention aux épices) et quelques films plus tard, nous atterrissons à Bombay où nous prenons notre second avion pour Bangkok, accompagnés d’une musique d’ascenseur. Contrôle rapide de nos passeports à la descente de l’avion où nous attend notre guide thaïlandais francophone, Robbie, et change à l’aéroport (pensez bien à comparer les bureaux de change car les taux varient entre les différents niveaux de l’aéroport !).

 

Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel Miramar (chambre non prête avant 11h), nous partons explorer le quartier royal. Et visitons le Wat Pho (100 bats) qui date du 18ème siècle (attention short et débardeur non acceptés le matin) sous un soleil de plomb : impressionnant Bouddha allongé (46 mètres de long) recouvert d’or et pieds nacrés ; galerie de Bouddhas dorés ; 4 beaux chedis … agrémentés d’arbres.

Retour à l’hôtel, douche fraîche et repas rapide dans un fast-food le long de Phra Nakhon (poulet accompagné de frites et de riz).

Puis, avec notre guide Robbie, nous partons explorer le quartier chinois : mini ruelles avec vendeurs de produits « made in China » – vêtements, bijoux en toc, produits de beauté… Attention aux chariots ambulants (livreurs et vendeurs de nourriture) et aux scooters qui se faufilent malgré l’étroitesse des rues ! Et au choc des cultures (s’épouiller la tête dans la rue est chose courante en Thaïlande). Nous poursuivons avec le marché aux fleurs, Pak Khlong Market : couleurs au rendez-vous ! Et terminons par le marché indien, Phahurat market, où les tissus colorés remplissent les étales.

Entre deux quartiers, notre guide nous fait découvrir quelques spécialités locales, comme les chaussons de riz farcis de bananes en nous apprenant les rudiments de la langue thaïlandaise (bonjour – sawat dii khaa – et merci – khop khoun khaa – qui sont déjà bien compliqués à retenir).

Après une pause fraîcheur (climatisation à fond dans les centres commerciaux, comme dans les hôtels), nous revenons sur nos pas.

Le groupe étant fatigué (par la nuit blanche et le décalage horaire), nous poursuivons notre déambulation à 2, en longeant, de nouveau, le fleuve Khlong Ong Ang (ne manquez pas d’admirer les crocodiles et les varans) et en visitant les temples aux alentours de la place comportant la statue du Roi Rama I.

Une pause thé dans les ruelles des marchés et il est déjà l’heure de rentrer, la nuit étant tombée et le repas nous attendant. Dîner à l’hôtel Miramar : soupe à base de citronnelle et de champignons, suivie de plats partagés – omelette, légumes, poisson, poulet.

 

Après dîner, première expérience en tuk-tuk (pensez à prendre la carte de l’hôtel où vous résidez pour indiquer l’endroit où vous souhaitez aller/revenir à votre conducteur plus facilement), décorés et clignotants tels des manèges, dans les rues de Bangkok (âmes sensibles s’abstenir) pour rejoindre la State Tower où malheureusement l’accès au 66ème étage nous est refusé pour cause de port de tongs et shorts.

Et terminons la soirée dans un bar le long du métro aérien et de l’axe rapide, tenu par un Hollandais installé en Thaïlande depuis de nombreuses années.

 

JOUR 2 :

 

Direction le Palais Royal pour la visite du Wat Phra Kaew (500 bats – 18ème siècle – construit sur l’ancienne ville occupée par les Chinois – pantacourts interdits). En traversant le parc Rommaninat, nous croisons quelques joggeurs (prochain marathon prévu d’après les affiches le 18/11/2018) et moines pieds nus – observant ainsi l’un des préceptes de la religion (en marchant nu-pieds, ils sont obligés de faire attention à l’endroit où ils posent les pieds) – et des écureuils dans les arbres.

A l’intérieur du Grand Palais : magnifiques kinaris (mi-femme mi-cygne), hanumans (singes soutenant les étages des chédis (ou stupa – pagode), yakshas (ogres), temples scintillants avec Bouddha doré d’émeraude (en réalité de jade) habillé de sa tenue de pluie et fresques de Ramakian (178 panneaux retraçant l’histoire de Rama et Sita) sont à voir, malgré la chaleur et la foule !

En ce jour férié, Ko Ratanakosin, le palais est exceptionnellement visible. L’actuel roi n’y vit plus mais le palais permet de recevoir les chefs politiques étrangers.

Puis, nous traversons en bateau le Mae Nan Chao Phraya et rejoignons sur l’autre rive, le Wat Arun (50 bats), temple de l’aube, qui éblouit par sa hauteur (114 mètres), sa blancheur (porcelaine) et ses décorations chinoises (achetées par le roi féru de cet artisanat) ; motifs très floraux.

Pause découverte sur une pirogue motorisée (1000 bats) des canaux (les Khlong ou Venise de l’Orient) où nous admirons les maisons sur pilotis (en bois ou béton) et croisons, de nouveau, un varan… et des enfants se baignant. De nombreuses maisons s’affaissent dangereusement mais continuent d’être occupées. Peu de place dans les maisons donc les balcons servent de dressing !

Et premier orage du séjour : en quelques secondes, nous sommes trempés !

Déjeuner (nouilles aux crevettes) chez Riva Arun Bangkok avec vue sur les sites de Wat Pho et Wat Arun sous un ciel gris : sublime.

Puis, à pied, nos rejoignons le quartier de Kahao San, en repassant par le Palais Royal, où les Thaïlandais vêtus de tee-shirt rose en ce jour de fête nationale, se pressent. Après une petite pause au bar Buddy Beer (sans charme particulier) – attention aux glaçons : toujours demander des boissons sans glaçons pour éviter le risque de turista – et effectuons quelques achats aux nombreuses échoppes de la rue où la négociation, malgré la barrière de la langue est de rigueur. Ne soyez pas surpris, ici les tee-shirts comportent des slogans surprenants voire choquants, et les vendeurs ne sont pas avenants (essayage impossible dans quasiment toutes les boutiques).

Et terminons la journée par un dîner chez Kruaapsorn, petit restaurant local typique où nous mangeons un sato aux crevettes et au porc accompagné de légumes inconnus, bien épicé (trop) malgré notre demande !

Mes regrets à Bangkok :

  • Ne pas avoir exploré le marché aux amulettes, ni le Thewet flower market
  • Ne pas avoir admiré le coucher du soleil depuis la Baiyole sky tower
  • Ne pas avoir pris le temps de faire quelques emplettes aux marchés (et notamment au marché chinois), en pensant y revenir durant le séjour.

 

Une ville entre modernité et tradition, propre (agents d’entretien dans les parcs vus) malgré l’absence de poubelle dans les rues, à la circulation folle et bruyante (pas de vélos mais des taxis neufs roses ou jaunes et verts fluo et des bus d’une autre époque).

 

JOUR 3 :

 

Réveil très matinal (5h45), petit-déjeuner rapide au buffet de l’hôtel Miramar et nous partons attraper le train de 7h00 à la gare de Bangkok, qui part à l’heure ! Voyage dans le temps à bord de ces vieux trains ; des contrôleurs en uniforme qui poinçonnent les tickets, des vendeurs ambulants (boissons, plats, livres…) qui sillonnent les wagons ; nombreux arrêts (gares et passages à niveau)… 1h40 pour faire 70kms… Mais nous sommes en vacances et en profitons pour admirer le paysage : maisons en taule le long des voies, végétation verte malgré le soleil tapant, rizières (brûlées après les récoltes), buffles, aigrettes, roseaux et lotus en fleurs. Un moment agréable pour découvrir une Thaïlande plus rurale.

 

En tuk-tuk 6 personnes, nous rejoignons la ville d’Ayutthaya, déposons notre bagage et grimpons sur nos vélos avec Neung, notre guide anglophone du jour (hyper serviable), de l’agence Auytthaya Boat & Travel.

Premier arrêt au centre touristique d’Ayutthaya pour découvrir l’histoire du pays et la culture (notamment gastronomique) thaïlandaise.

En passant devant un centre touristique d’éléphants où des balades à dos d’éléphant sont proposées, nous rejoignons le Wat Phra Si Sanphet, temple composé de 3 magnifiques stupas (autrefois recouverts d’or) au milieu d’une végétation verte et entretenue : à voir ! Choix surprenant de notre guide, nous faisons l’impasse sur Wihan Phra Mongkhon Bophit, le temple voisin refermant l’un des plus grands Bouddhas du pays.

Cap ensuite sur Wat Lokayasutharam où son Bouddha allongé vivant (car autrefois entreposé dans une « maison » ; à l’inverse un Bouddha sans toit est considéré comme mort) nous attend. Devant, un autel avec un mini Bouddha doré allongé nous surprend car le plaqué or s’effrite. Renseignements pris auprès de notre guide, les morceaux qui semblent se disloquer sont en réalité collés par les Thaïlandais lors de leur prière selon leurs maux (sur la bouche pour guérir une mauvaise didactique, la tête pour soigner sa réflexion, le corps pour prendre soin de sa santé…).

Après une petite pause shopping-détente (partout vous trouverez des échoppes vendant des souvenirs ou des vêtements), nous visitons le temple voisin, Wat Na Phra Main qui renferme un Bouddha doré assis et 9 statuettes représentant symboliquement les jours de la semaine (mercredi comptant 2 statues : une pour le jour et une pour la nuit, car Bouddha serait né ce jour et une 9ème statue représentant Bouddha affrontant Mâra).

Puis, nous terminons la matinée par Wat Mahathat, connu notamment pour sa tête de Bouddha taillée dans l’écorce d’un arbre.

Pause-déjeuner le long de la rivière chez Tha Luang Restaurant : après un plat de poulet accompagné de riz épicé, notre guide nous fait goûter des petites crêpes achetées sur le marché dans lesquelles il rajoute des morceaux de canne à sucre : délicieux. Encore une fois, nous sommes charmés par la gastronomie, mais aussi par le paysage et impressionnés par les petites pirogues qui partagent la rivière avec les gros cargos.

Après déjeuner, nous rendons nos vélos et déposons nos affaires à l’hôtel (où des chambres nous ont été réservées pour l’après-midi). Après-midi libre.

En 15 minutes à pied, nous arrivons à Wat Ratchaburana (50 bats – construit en 1424), temple voisin de Wat Mahathat, un des plus beaux de la zone avec son stupa (malheureusement non accessible contrairement à ce qui est indiqué dans les guides, à l’exception des escaliers). Une averse nous surprend ; les éclairs et le tonnerre sur le temple lui donnent encore plus de charme.

Puis, pause baignade, bien méritée, dans la piscine de l’hôtel avant de rejoindre la gare d’Ayutthaya.

Dîner sur les bancs du quai, en compagnie de nombreux chiens errants puis attente du train couchettes dont la ponctualité n’est pas le fort ! Notre guide nous prévient, nous sommes censés arriver à Chiang Mai demain à 9h00 mais qui sait à quelle heure nous arriverons réellement ?!

2 longues heures d’attente à la gare, malheureusement non mises à profit pour faire le tour des temples éclairés ou aller au marché nocturne ; dues à la restitution impérative des chambres d’hôtels avant 18h00 – joie des circuits organisés ! Morne attente car en ce jour férié, les commerces ferment tôt (et ne servent pas d’alcool).

En voiture Simone (expression utilisée par notre guide Robbie, fana de répliques françaises) ! Pas de cabines mais un couloir avec des sièges de chaque côté, transformés en couchettes : astucieux ! Lumière laissée allumée toute la nuit, climatisation à fond (20° dans le train contre plus de 30° dehors) et petites bêtes (cafards, fourmis…) : le sac à viande, le foulard et le masque se révèlent utiles ! Nombreux arrêts durant la nuit. Confort rustique. Jeux de société pour occuper calmement la soirée.

 

JOUR 4 :

 

Belles vues au petit matin par la fenêtre de la couchette du bas. Vendeurs ambulants (café/thé) et les contrôleurs s’activent dès 8h pour re-basculer les couchettes en sièges.

Pas le temps de s’arrêter au centre touristique à la gare de Chiang Mai.

A bord de grand tuk-tuk, nous rejoignons notre hôtel, Lanna Palace (où la piscine est malheureusement fermée pour cause de travaux), déposons nos bagages, petit-déjeunons et partons explorer la ville par nos propres moyens (temps libre d’1h30) : le long du fleuve Ping et le marché Anusan (fermé le matin).

Retour à l’hôtel où nous attend notre minibus climatisé pour rejoindre le temple Wat Doi Suthep, situé sur la montagne Suthep (14kms parcourus en plus de 40 minutes). Nombreux chiens errants le long de la route qui serpente dans les monts.

 

Pour accéder au temple, il faut emprunter un escalier comportant plus de 300 marches, décorées de nagas (serpents à tête de dragon). Sur les murs du temple, l’histoire de Bouddha est relatée (et notamment son histoire d’amour, sa routine et son ennui, sa découverte de la vie et des malheurs – famine, pauvreté…, et son repos dans la méditation). Le temple est construit là où est venu mourir l’éléphant blanc. Chedi doré de 24 mètres de haut au centre du temple. Dans un des sanctuaires, un moine nous accroche au poignet, contre offrande, un bracelet chassant les mauvais esprits. Belles vues du belvédère sur la ville de Chiang Mai.

Pause-déjeuner (nouilles thaï) dans les étals situés en contrebas. Mais pas d’arrêt malheureusement à la ferme aux orchidées à côté.

 

En redescendant, nous arpentons les ruelles des marchés Warotot puis du Night Bazar Place (plus touristique) pendant qu’une partie du groupe se relaxe en se faisant masser (1000 bats pour 2h) et l’autre assiste à un cours de cuisine thaïlandaise. Temps libre malheureusement non mis à profit.

Dîner chez อัลฮัมดุลลิลาฮ์ un petit restaurant de quartier face à l’hôtel (attention aux épices) puis match de boxe thaïe au Thaphae Boxing Stadium (800 bats la place en catégorie 2), organisé à notre demande par Robbie. Ambiance survoltée pendant les matchs. Entraîneurs, familles, joueurs crient à tue-tête. Après un match entre filles pour nous mettre dans l’ambiance, un combat d’hommes plus violent, des coups plus forts et plus rapides et quelques gouttes de sang (une arcade ouverte, un strap qui vole tel des dents arrachées… âme sensible s’abstenir !), puis un match gagné par K.O dès le premier round et enfin une rencontre internationale avec la victoire de la Thaïlande (contre l’Inde) qui nous laisse septique : nous allons songer à revoir les règles ! Entre chaque round, les entraîneurs montent sur le ring, placent le boxeur dans une grande bassine et le massent énergiquement avec de l’eau glacée – a priori pour éviter les marques de bleus, et favoriser la récupération ; mais aussi pour stimuler le boxeur (quelques glaçons glissés dans le short) et endormir les douleurs.

Retour à pied à l’hôtel, en longeant la rivière et les remparts, en compagnie de quelques rats, puis préparation de nos bagages car demain les choses sérieuses commencent !

 

Mes regrets à Chiang Mai : une visite très superficielle de la ville et aucune découverte de l’artisanat local (ombrelles, laques, céramiques, poteries…) ; dommage que nous n’ayons pas été informés à l’avance des temps libres dans chaque ville pour préparer notre programme.

 

JOUR 5 :

 

En minibus climatisé, cap sur le nord et le parc national de Chiang Do. Petite pause dans un marché (Mae Malai ?). Puis, visite des grottes du Wat Tham Chiang Do : sans grand intérêt, trop touristique – nourrir les poissons ne faisait pas partie de notre check list des choses à faire en Thaïlande – et où il est obligatoire de prendre un guide pour visiter les grottes alors qu’un chemin balisé et éclairé de quelques centaines de mètres est accessible. Mais pour s’y rendre, nous passons devant quelques femmes tissant des paniers en osier et devant de nombreux signes zodiacaux chinois colorés. A côté, le temple de Wat Ban Tham attise notre curiosité avec ses têtes de serpent.

Après quelques virages à travers les routes très étroites de montagnes (on préfère fermer les yeux quand on croise une voiture), nous faisons une halte pour pique-niquer au sommet : vues sublimes sur les montagnes !

Notre minibus nous laisse au village karen de « MoineKon » où notre guide Robbie nous badigeonne les pieds de tabac, répulsif naturel anti-sangsues.

Accompagnés par 2 autres guides thaïlandais anglophones « Ou » et « Sémi », nous débutons notre trek. Petits serpents aperçus le long de la rivière. 2 heures de marche en grimpette dans la forêt (et une dizaine de sangsues tuées (tantôt à coup de machette grâce à Sémi, tantôt aspergés d’anti-moustiques). Plus tard, nous arrivons au village lisu (ou lissou) de « Koué Dine Dame ».

A travers les rues, les deux pieds dans la gadoue, nous rejoignons notre gîte pour la nuit : confort rustique au rendez-vous ! WC et bacs d’eau (sans électricité – nous garderons un souvenir mémorable de la douche à la lampe frontale) pour se doucher séparés de la maison principale, cabane à cochons (quelle odeur), et grande pièce avec planches en bois, matelas fins et moustiquaires pour dormir.

Pause détente dans les champs (avec à vos pieds quelques douilles de fusils) et vues à 360° sur les montagnes éclairées par les éclairs au loin. Dépaysant !

Avant le dîner, notre guide Robbie nous parle de sa culture, de son village et de ses enfants (dont les prénoms signifient l’Armé pour son fils, Fleur pour sa fille et Globe-trotter pour lui).

Soirée loups-garous à la bougie et à la frontale, dévorés par les moustiques.

 

JOUR 6 :

 

Réveillés aux aurores par le chant des coqs. Pendant le petit-déjeuner, les femmes du village viennent installer leurs produits – malheureusement pas très typiques puisque vus et revus sur les marchés – pantalons, porte-monnaie… vendus 2 fois plus chers que dans les villes.

 

A travers les « routes » de montagne, nous rejoignons le village karen de « Ban Pain » où les rues sont bétonnées : les enfants sont pour la plupart à l’école, 2 petites filles me prennent par la main pour m’emmener à la fabrique de vêtements où 2 femmes tissent (nous n’achèterons rien car un doute subsiste : les vêtements exposés et vendus sont beaucoup plus fins que ceux en train d’être réalisés, plus grossiers), un petit tour à l’arrière d’un scooter jusqu’à l’épicerie du coin…

Et nous continuons notre trek à travers champs et forêts. En 3h, quelques passages à guet et un pont suspendu, nous arrivons au lit de la rivière. Pause-déjeuner (nouilles industrielles servies dans des feuilles de bananier) puis sieste au soleil.

Nous traversons ensuite la rivière sur un radeau (courant très fort) et en 2 petites heures de marche, regagnons le village karen de Baan Pak Kao Lam constitué de maisons sur pilotis (en bois ou en béton). 3 cornacs nous rejoignent avec leurs éléphants que nous nourrissons (régime de bananes que l’éléphant attrape avec sa trompe et jette dans sa bouche) et nous baignons avec eux.

Puis nous traversons la rivière (via un pont écroulé) et partons explorer l’autre flanc du village (malheureusement pas le bon côté pour admirer le coucher du soleil) mais l’endroit est dépaysant et ressourçant. Magnifiques papillons colorés dans les arbres.

Encore une douche à la frontale ce soir car notre gîte n’est pas du tout équipé d’électricité. Dîner et soirée karaoké. Notre guide Robbie se met à la guitare. Il nous a apporté les paroles sur des feuilles, que nous chantons avec nos guides et les femmes de la maison (un chant typique thaïlandais – Pie Sao Klabe – suivi de chansons françaises – Charles Aznavour et Hugues Aufray – et anglophones) avant de jouer à « Pin Pong Paine » et de terminer barbouillés de suie et de rouge à lèvres !!

 

Nuit reposante au chant des oiseaux.

 

JOUR 7 :

 

Descente sur des pirogues en bambou artisanales (6 membre du groupe UCPA et 2 accompagnateurs – 1 devant et 1 derrière pour manœuvrer et ramer – par bateau) sur la rivière Mae Taeng. Je m’essaie à manœuvrer et suis surprise par le peu de profondeur de la rivière, et à pêcher. Pendant la descente, notre guide Semi nous montre des serpents colorés sur les arbres des rives mais nous n’arrivons pas à les voir ! Beaux villages sur pilotis, jungle, avec malheureusement des coulées d’éboulements, pièges à poissons … sur les rives. Nous osons même une baignade (enfin les plus téméraires !) le long du radeau avant le passage de quelques rapides. Nous apercevons des buffles et des éléphants (attachés par la patte) juste avant le village karen et lisu de « Kalian Luone Mite » où nous déjeunons. 20 kms parcourus en 2h30.

 

2 heures de route en minibus et nous arrivons à l’hôtel Maekok River Village Resort : quel confort et quel luxe !

Résidence fleurie (bougainvilliers, serre de pousses aromatiques…), piscine, et dîner de prince (à la bougie suite à une coupure d’électricité) : que demander de plus ?!

Un trek très bien ficelé qui nous a permis de partager des moments avec les locaux, d’entrapercevoir leurs conditions de vie…  Des paysages magnifiques et ressourçants après les quelques jours de frénésie passés en ville.  Quelques déceptions subsistent tout de même : j’aurai aimé m’immiscer encore plus dans la vie des Thaïlandais, et notamment manger comme eux, dormir chez eux (et non dans des gîtes aménagés spécialement pour les touristes) et surtout découvrir plus d’artisanat local (mon plus grand regret du séjour).

Mes regrets : ne pas avoir pensé à prendre quelques bracelets de perles, crayons et échantillons dans les hôtels pour distribuer aux enfants croisés dans cette région.

 

JOUR 8 :

 

Petit-déjeuner dans ce lieu enchanteur avec vue brumeuse sur la rivière Kok. Sur le ponton de l’hôtel, nous grimpons sur des pirogues motorisées pour une navigation de 2 heures avec des champs d’ananas, rizières, bananeraies, montagnes et temples comme décor.

A mi-parcours, pause à la source d’eau chaude (56°) du parc national Luana Kok, survolée par de belles libellules rouges.

Nous échappons de peu à l’orage – temps très couvert – et poursuivons en pirogue jusqu’au camp d’éléphants « The Karens Elephants Tour Raummit ». Balade d’1h30 au milieu de champs d’ananas que les locaux sont en train de récolter. Notre cornac nous propose de « conduire » notre éléphant – la place sur la tête de l’animal est beaucoup plus agréable que dans le siège et permet de le toucher mais attention lors du changement de places (ça remue) ! Moment gênant à la fin de notre promenade : en traversant le village, notre éléphant a attrapé un régime de bananes dans le jardin d’un Thaïlandais mais arraché la clôture… notre cornac sous les insultes du cornac de l’éléphant de derrière n’arrivant pas à lui faire lâcher prise l’a frappé. Une expérience inouïe mais contestable et qui créa dans le groupe, déjà plein d’interrogations sur les conditions de vie des éléphants, un certain malaise.

Après déjeuner, nous reprenons le minibus pour 2 heures de route, vers Chiang Saen. Première pause à une cascade (Huay Kaew ?) mais pas de baignade car de nombreuses sangsues envahissent le lieu (non vues – a priori la meilleure période pour les chutes d’eau dans cette région est le mois d’avril). Et seconde pause au marché (?) quelques kilomètres plus loin, où Robbie notre guide nous fait goûter les asticots puis les churros au matcha.

 

Puis, nous grimpons au Wat Phra That Pu Khrao. Du belvédère, vues sur le Laos à droite du Mekong (en plein développement – nombreux bâtiments en construction), et le Myanmar à gauche. Pas de doute, nous sommes ici au Triangle d’Or  – dont le nom provient de la forme de la zone regroupant les 3 pays qui ressemble à un triangle, au commerce illégal de l’opium et de l’héroïne, et à l’or qui était la monnaie de troc entre les 3 pays (puisque 3 monnaies différentes).

En redescendant, nous nous promenons le long du fleuve et regardons dubitativement le temple dont la grande statue de Bouddha dorée posée sur un bâtiment est en forme de bateau.

Après une pause dans la piscine de l’hôtel Siam Triangle, envahie par les moustiques, nous marchons dans la ville : le long du Mékong, les hommes jouent à  la pétanque et les femmes dansent une sorte de madison (après quelques minutes, ces dernières nous invitent à danser plusieurs danses avec elles – avec plus ou moins de succès – et à partager un fruit (non déterminé : peut-être une pomme de java verte).

 

Après le dîner, dans l’hôtel quasi désert, nous testons les bars en face de la route – 1er avec un concert local et 2nd dans une ambiance plus malsaine – supposition de bar à prostituées.

 

JOUR 9 :

Après un petit-déjeuner avec vue sur le Mékong embrumé, nous rejoignons en 1 heure de minibus Chiang Rai pour une balade à vélo (organisée par Chiang Rai byclicle tour – 25 kms – 2h30 avec pause chips de bananes, crackers et bananes à mi-parcours).

Nous pédalons au milieu d’un paysage vallonné composé de rizières, champs d’ananas, bananeraies, lac, forêt (où est encore récoltée la sève) … et en longeant la rivière Lao, arrivons au Wat Rong Khun, qui éblouit et surprend par sa blancheur. Que de monde pour la visite, très surprenante de ce temple construit par Chalermchai Kositpipat en 2008. Entrez dans les ténèbres, sous le regard des super héros contemporains !

En 3 heures de bus nous revenons ensuite à Chiang Mai où nous reprenons le train vers 18h. Sur la route du retour, arrêt à la source d’eau chaude Pha Soet, située au fond d’un parking, où nous avons trempé quelques secondes nos pieds à côté des œufs qui bouillaient.

En attendant le départ du train, direction les douches de la gare : propre et pratique (15 bats – porte ne fermant pas à clé).

Dîner dans le train puis vers 20 heures, la contrôleuse vient transformer les sièges en couchettes : le ton est donné, le calme est de rigueur… alors jeux de société, et lecture pour occuper la soirée.

 

JOUR 10 :

 

Après une petite nuit dans le train (nombreux arrêts – aucun problème de vol malgré le fait que les sacs soient laissés au milieu du couloir, lumière allumée et climatisation à fond), nous arrivons vers 6h30 à Bangkok. En minibus, nous rejoignons un hôtel de la ville pour le petit-déjeuner (un des moins bons du séjour) puis prenons la direction du sud via la voie rapide.

Le long des routes, nombreuses vendeuses aux feux d’offrandes de fleurs, temples, marchés, écoles très colorées en U (comme un campus, au milieu des bâtiments se situe un terrain de jeux) et chats et chiens errants (nous en avons d’ailleurs percuté un L).

En 3 heures, nous atteignons Ban Phe où se situe l’embarcadère. Pause shopping et déjeuner sur le port (en attendant le départ du bateau de l’hôtel Vongdeuan Resort – 2 navettes par jour) avant de traverser (45 minutes) la mer de Chine et de débarquer sur la plage de Wong Duan.

Après-midi détente alternant baignade en mer et en piscine (peu de clôtures présentes sur l’île, nous avons testé la piscine de l’hôtel voisin moins peuplée).

 

Dîner les pieds dans le sable sous les lampions en admirant les lumières vertes au dessus de l’eau des bateaux de pêche aux calamars.

 

Soirée autour de la piscine de l’hôtel Vimarn Samed Resort.

 

JOUR 11 :

 

Réveil matinal et sportif (abdos, footing…) sur la plage.

 

En petit bateau rapide, nous mettons le cap sur le sud pour quelques heures de snorkeling encadré.

Malheureusement, les fonds sont très troubles (pollution, rejet des eaux usées, algues ?) mais quelques beaux coraux, anémones, poissons (bleus, jaunes, noirs) et méduses (attention ça picote) vus !

 

De retour sur la plage de Wong Duan, nous empruntons le chemin côtier. Arrêt déjeuner chez Viking (service long et en décalé, mais quelle bonne nourriture – épicée) à Sang Thian.

Pause baignade à Ao Wai, que nous rejoignons après avoir escaladé quelques rochers et marché dans les hautes herbes car le chemin côtier n’est pas vraiment entretenu et nous constatons que nous sommes en tout début de saison (nombreux bungalows fermés et résidence en travaux – élagage, peinture…). Après avoir été éconduits à Ao Kiu Na Nok (où se trouve une résidence hôtelière de luxe, ultra gardiennée), nous atteignons le cap sud (Laem Toei). Très beaux paysages.

 

Nous revenons ensuite sur nos pas via la route principale de l’île et admirons le soleil couchant à hauteur d’Ao Wai du belvédère de la route.

Dîner sur la plage au restaurant de l’hôtel Vongdeuan Resort puis nous retournons nous poser dans les filets et les balançoires de l’hôtel Vimarn Samed Resort le long de la piscine où nous admirons la voie lactée en sirotant quelques bières achetées à l’épicerie de la plage.

 

JOUR 12 : 

 

Réveil sportif et matinal sur la plage (bis).

 

Puis, nous louons des kayaks à l’hôtel (600 bats par jour par kayak 2 places – 3 disponibles seulement). Premier arrêt baignade à la plage d’Ao Cho puis pause-déjeuner à Ao Phai et nous poussons un peu plus loin sur la côte (jusqu’au Larissa Samed Resort où nous profitons que le lieu soit désert à l’exception des employés remettant en ordre la résidence pour nous poser sur les chaises longues, avant de nous faire évincer par la responsable) puis demi-tour et nous rentrons à coup de pagaies. Une autre façon de découvrir l’île.

A la descente du kayak, petit bain au soleil couchant.

 

Après un dernier dîner (et pour la première fois du poisson dans les assiettes) à l’hôtel, nous prenons le tuk-tuk pour rejoindre le Naga bar, bar dansant (fermant à minuit) où les vacanciers de l’île se retrouvent. Lumière et peintures recouvrent les murs. Première rencontre avec des ladies boys.

Quelques jours de farniente sur l’île de Ko Samet qui nous auront fait le plus grand bien. Une île aux paysages paradisiaques ; mais qui cachent aussi d’autres réalités : emploi de main d’œuvre étrangère (venue du Laos, Cambodge et Myanmar), aucun traitement des déchets qui sont brûlés sur l’île dégageant de grandes fumées noires malodorantes, des eaux usées, a priori, rejetées dans la mer…

Et nous avons été très surpris par le nombre de touristes européens accompagnés de femmes asiatiques bien plus jeunes. Une image de la Thaïlande bien différente de celle vue dans les montagnes de la région de Chiang Mai, et bien triste.

 

JOUR 13 : 

 

Réveil très matinal pour admirer le lever du soleil (vers 6h15). Sublime … malgré le piaillement des touristes chinois recouvrant le bruit des vagues qui se cassent.

 

Après le petit-déjeuner avec toujours cette vue sur la crique Wong Duan, un petit bain de mer et place au massage thaï (1 heure : 350 bats) sur la plage.

 

Retour ensuite à Bangkok (45 minutes de bateau suivies de 3 heures de minibus, entrecoupées de nombreux arrêts aux marchés). Notre guide Robbie nous laisse à l’aéroport pour rentrer chez lui (village de l’est de la Thaïlande) et nous regagnons Paris, après une escale désorganisée (et aux multiples contrôles) à Bombay, où nous atterrissons avec 1 heure d’avance et 30 degrés de moins.